Lundi 14 avril 2008
Voici une interview de Tilia Weevers diffusée sur le mag virtuel "Rock Me Up".

J'espère qu'elle vous apprendra beaucoup sur cette superbe chanteuse.

(Meb) Bonjour Tilia, parle moi de tes débuts dans le monde de la musique : comment t'es venue cette envie de composer et de chanter ?

(Tilia) Bonjour Marie Elise ! Merci beaucoup pour cette interview.
La musique m’est venue très tôt, je dirais même quand j’étais dans le ventre de maman. Je suis la seule dans la famille à avoir développé ça, ayant au début chanté et composé sur des claviers divers et variés, orgue à soufflet électrique, synthé avec des sons super basiques, piano à vent... J’ai fait un peu de conservatoire à mes 10/11 ans en classe d’orgue (pas assez de niveau au piano) et en solfège, mais j’ai vite préféré des cours particuliers de piano et d’harmonie chez des profs adorable qui habitaient dans un appart digne d’un décor de théâtre ! J’ai ensuite tourné vers l’auto didactisme, avec mon clavier numérique (qui m’accompagne toujours depuis, il a 15 ans le pépé) en composant beaucoup d’instrumentaux (beaucoup se trouvent dans l’album “Ethernal”) et avec l’aide de divers musiciens, j’ai appris sur le tas l’art du midi, de l’audio, en améliorant suivant mes connaissances mon équipement home studio. J’ai composé ma première “vraie” chanson à 15 ans “Last to Live” et depuis j’ai su me débrouiller plus ou moins toute seule comme une grande pour faire le reste.

Parle moi de ton univers. Tu as un look assez inhabituel, des cheveux bleus et des oreilles de chats. N'as tu pas peur d'en faire trop justement ?

Il est sur que sortir dans la rue comme ça peut susciter de l’interrogation. Est-ce un déguisement ? Une façade pour se cacher ? Une maladie mentale orpheline ? Les cheveux bleus ont toujours été plus ou moins dans ma vie, j’ai été ainsi à 16 ans, ensuite j’ai souvent changé de couleur, et puis, le bleu et revenu, retour aux sources. Ensuite, la vague manga Neko a déferlé sur le jeu en ligne “Second Life” ou je réalise des concerts live en streaming avec mon avatar en 3D créé à mon image. J’ai été amusée par ces oreilles de chat percés, ces attitudes à la visual que beaucoup ont arboré dans ce monde virtuel... Et un jour, à Paris, j’ai craqué sur le bonnet d’une copine fan de manga, je m’en suis acheté un, et je l’ai customisé avec des piercings... Peu à peu j’ai continué dans le délire.. Pourquoi ne pas me transformer moi même comme mon perso de “Second Life” cette fois ci dans la vie réelle ? Une chose me caractérise, je crée tout le temps, quoi que je fasse, et surtout au moment de la conception, je ne me l'explique pas. C'est après que je comprends, comme si la création elle même était une forme de prescience..
Dans mon existence j’ai vraiment eu plusieurs vies, j’ai été une punkette no-future, une pompier volontaire, une goth mélancolique, une ermite geek... Ce chat c'est toutes ces vies que j'ai eues, toutes ces résurrections, ma mutation constante qu'on pourrait voir comme des mutations génétiques étranges.. Cela m'a donné le premier élan pour le projet global, un album concept, avec 9 clips à la clé racontant l'histoire de ce chat qui mute constamment suivant ces rencontres, dans un monde sombre portant en son sein l'espoir de renaître lui même de ces cendres... à suivre !

Parle moi de Second Life. Cet univers virtuel t'as permis de te produire en concert de chez toi devant des centaines d'internautes, c'est bien ça ? Mais en quoi cela consiste exactement ?

Je connais ce jeu depuis plus d’un an. Il est téléchargeable en ligne, on crée son avatar et on a la possibilité et réaliser plein de choses un peu comme dans la vraie vie, en faisant attention de ne pas confondre les deux ! Moi même j’ai commencé à y jouer en tchattant par ci par là avec d’autres joueurs, en voyageant de monde en monde, je m’y ennuyais ferme, jusqu’au jour ou j’ai découvert que des artistes pouvaient se produire en live par le biais du streaming (même principe que la radio par Internet) avec leur avatar en représentation sur une scène fabriquée de toute pièce. Pourquoi pas moi ? J’ai alors commencé par des concerts piano-voix, en branchant mon piano/micro/table de mix dans un ordi portable avec un wifi pas très stable, connecté lui à un serveur “Shoutcast” qui gère les flux envoyés par des particuliers et qui sert de relais sur lequel on peut se connecter dans le monde entier grâce à un support comme Second Life. Chez moi ça plantait tout le temps, c’était le charme du système D ! Je chantais en live et réagissais aux applaudissements et aux réactions des spectateurs sur le tchat. Le premier concert fut un succès, j’ai été portée par cette nouvelle façon de partager mes émotions. Peu à peu j’ai amélioré ma connexion, j’ai pu aussi réaliser des concerts avec mes instrus electro sur lesquels je chantais en live toujours, en plaçant deux trois blagues dans les pauses... Le public de Second Life est très particulier, il est généreux, international et souvent très bon spectateur. Beaucoup d’artistes de tous pays comme moi se produisent ainsi, diffusant leur musique dans le monde entier. Ce qui est génial c’est de voir son avatar être parfaitement habillé, alors que derrière son écran on réalise le concert en charentaises et robe de chambre trouée (bon je passe les bigoudis) sans que personne ne le remarque ! C’est beau la technologie...

Pour voir la suite cliquez ici.

Merci de nous donner votre avis sur cette interview ^_~
par Gothikarti publié dans : Tilia Weevers
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